I-Che Guevara, un révolutionnaire qui a marqué l'histoire

2) Premier acte de rebéllion, la Révolution cubaine acte II

  Après cette victoire, le Che est proclamé citoyen cubain le 9 janvier 1959. Le 2 juin, il est nommé ambassadeur itinérant de Cuba. Cette fonction l'entraîne à faire de nombreux voyages à travers le globe (nous développerons ces derniers) pendant 4 mois. Le 8 septembre, il revient à La Havane. Les États-Unis possèdent alors 90% des mines du pays, 50% des terres, contrôlent 65% des exportations et 75% importations. Le 8 août 1960, Guevara clôture le premier congrès de la Jeunesse latino-américaine et finit par cette exclamation, qui sera reprise comme slogan dans toutes les universités d'Amérique latine, : « Cuba, si ! Yankis, no ! » .Puis, suite à la nationalisation des firmes pétrolières, des banques et des biens institutionnels américains en 1960, ces derniers lance un embargo sur le commerce de Cuba. C'est alors que les cubains prennent conscience qu'ils vivent dans la péninsule commerciale des États-Unis.

  Le 3 janvier 1961, le président Eisenhower rompt les relations diplomatiques avec Cuba. Le Che prépare au combat les milices de la province Pinar del Rio, qui est face aux côtes de la Floride afin de prévoir toutes attaques éminentes des américains. Et en effet cela se produit le 17 avril 1961, avec le débarquement dans la Baie des Cochons. 150 assaillants de nationalité cubaine pro-américains ont l'intention de reprendre l'île à Castro. Ils viennent de Miami, des îles Vieques près de Porto-Rico, de Puerto Cabeza du Nicaragua tout comme les troupes aéroportées. Ce débarquement est préparé du temps d'Eisenhower mais exécuté par Kennedy. Mais c'est un échec car les anticastristes sont stoppés et fait prisonniers (environ 1000).

  Conséquences : en janvier 1962, Cuba est exclue de l'Organisation des États américains et en octobre, ces derniers décrètent un blocus maritime (qui touche donc économie du pays reposant sur l'exportation et l'importation). Pensant qu'ils préparent une nouvelle invasion, Cuba renforce ses liens avec l'URSS. Celle-ci, étant en pleine période de guerre froide où le bloc capitaliste (États-Unis) est farouchement opposé au bloc soviétique (URSS), menace alors les américains de leur lancer des fusées dont les bases sont situées dans l'île, c'est la crise des missiles cubain. Il s’installe alors un rapport de force entre Kennedy et Khrouchtchev, le chef d'état soviétique.

  Finalement, le 28 octobre 1962, JFK propose cet ultimatum à Khrouchtchev : « Vous acceptez de retirer ces armes de Cuba […]. De notre côté, nous acceptons de supprimer le blocus […] de prendre l'engagement de ne pas envahir Cuba ». L'URSS accepte ces conditions et démonte les armes présentes sur la péninsule. La Révolution cubaine prend donc fin. Le 23 novembre 1963, jour où Kennedy est assassiné, Guevara amorce l'électrification de l'île et prononce alors « Hombre lobo no ! Hombre nuevo si ! » (« Homme loup non! Homme nouveau oui ! »).

  Lors de cette Révolution, le Che a un statut ambivalent. En effet c'est à la fois un homme de terrain, dans les champs de bataille comme dans les terrains agricoles, mais aussi un homme politique car il occupa de nombreuses fonctions dans ce domaine (préside l'INRA, à la tête de la Banque Centrale, ministre de l'industrie...).

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