I-Che Guevara, un révolutionnaire qui a marqué l'histoire

4) Dernier acte de Révolution, la Bolivie.

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  Le dernier départ est pour la Bolivie. Cette opération qui va embraser l'Amérique du Sud afin de la libérer de son joug nord-américain. Le choix de la Bolivie s'est fait en raison de sa position géographique. Effectivement, c'est "la cage thoracique de l'Amérique latine". Le Che créera une école pour former les guérillos des pays voisins pour pouvoir "porter le feu" de la Révolution partout. De plus, la sélection du pays s'est également faite en fonction de sa densité (1098500 km² pour 5 millions d'habitants dont trois quarts sont regroupés dans un dixième du pays). Cela laisse donc assez de place pour permettre à la guérilla de s'implanter, ouvrir un nouveau "Territoire libre" ayant le même rôle que la Sierra Maestra pendant la Révolution cubaine.

   Dans les cinq pays cernant le territoire de la guérilla (Pérou, Paraguay, Brésil, Argentine, Chili), les chefs de celle-ci attendent l'arrivée du Che signaler par Mario Monje, secrétaire général du parti communiste bolivien, afin de faire converger leurs hommes au bord du rio Ñancahuasu (sud-est du pays). Guevara dirige donc toutes les opérations. 60 guérillos boliviens sont formés à Cuba même car cela coûte trop cher de les dispacher dans les pays limitrophes. De plus, ils peuvent compter sur l'appui d'Allende sénateur et chef de l'opposition au Chili. C'est donc le long du rio Nancahuasu que la guérilla veut implanter sa base et les cours de formation pour 35 jours, destinés aux recrues des autres pays. Monje destabilisera les plans du Che car il est totalement à la solde de Moscou qui n'a pas interêt à ce que la paix entre les Etats-Unis et L'Amérique latine soit pertubé.

   Le 3 novembre 1966, pour passer incognito à l'aéroport de La Paz afin d'aller au Ñancahuasu, Guevara est porteur d'un faux passeport uruguayen au nom d'Adolfo Gonzalez Mena. Sur la photo, il est veilli et il a un air d'intellectuel chauve en raison de ses lunettes noires et de son costume sombre. Grace à ce "déguisement" et un ordre de mission de l'Organisation des Etats américains (OEA) en précisant qu'il effectue ce voyage pour une étude sur les relations économiques et sociales, il arrive à son but. Malheuresement, c'est une déception car il n'y finalement que 50 hommes avec lui au lieu de 250. Ce déficit vient des avantages de la réforme agraire dont bénificient les paysans. Donc ces derniers sont moins engagés que ceux de Cuba lors de la Révolution.

   Le 11 mars 1967, les rebelles sont dénoncés par Pastor Barrera Quintana, un déserteur, qui prévient l'armée loyaliste composée de 5000 hommes. Celle-ci apprend donc la présence et les intentions de la guérilla et surtout le nom de son chef, un certain Ramon (le Che). Régis Debray et Cino Bustos (un argentin) sont capturés. Debray sera condamné à 30 ans de prison tandis que Bustos se rendra et dessinera même les portraits des différents guérillos. Début avril, la base est localisée par l'ennemi qui se cache dans les mines d'étain, expédie dans des camps et tue de nombreux civils, c'est le massacre de la Saint-Jean.

   Fin août, le commandant en chef des bases Américaines du Sud des Etats-Unis arrive à La Paz avec plusieurs colonels et généraux afin d'évaluer la guérilla et la situation militaire dans le pays. Malencontreusement, la récolte va mal. En effet, l'armée détient des documents confidentiels. De plus, la lutte doit faire face à la perte, la trahison de plusieurs hommes et à la non-participation de paysans. Ceci entraîne la chute du moral des troupes du Che. Le 31 septembre, un pacte avec la mort est signé à la suite de 7 guérillos ayant péris en traversant le rio Grande. Ernesto propose alors à ses hommes de continuer la lutte ou de se démettre, car la vie est dure, ils n'ont ni médicaments ni nourriture. Ils ne sont plus que 17.

   Le dernier combat a lieu le 8 octobre 1967. Quelques heures plus tôt, les rebelles ont été dénoncés par un paysan, ils sont alors dans le cañon du Churo (où deux versants se rejoignent). 347 soldats arrivent et les encerclent. Ils n'ont plus aucun moyen de s'échapper car les sommets sont arides donc infranchissables. Le Che essaye de se cacher mais il est blessé au mollet. Il s'arrête alors pour se faire un garot puis il est pris par les rangers du sergent Bernandino Huanca.

   "El guerillo heroïco" est enfermé avec deux autres rebelles dans une petite école d'un village voisin, La Higuera. Le lendemain, le général Barrientos reçoit l'ordre, venant de l'ambassadeur nord-américain qui estime cela comme une nécéssité, d'éliminer le Che. Effectivement depuis l'épisode de la Baie des Cochons, tuer le révolutionnaire est un vieux projet de la CIA. Mario Teran est l'officier porté volontaire pour l'éxécuter. Néanmoins celui tremble de peur. Les dernières paroles du Che lui seront adréssées: "Tire, n'aie pas peur, tire ! ". A 13h10, il lâche la rafale de balles. Ernesto Che Guevara s'éteint alors. Il a les yeux grands ouverts et sourit. On l'amène à l'hôpital de Vallegrande où on lui coupe les mains afin de les envoyer en Amérique pour avoir la certitude qu'il est mort. Le lendemain une morgue est improvisée et de nombreux boliviens viennent lui rendre hommage.

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